Dépaysager - Recherche artistique – Action sensible et poétique des corps-paysages en montagne - Refuge de la Carança · 11, 12 et 13 septembre 2020

En pratique

Après le repas du vendredi soir (1h)
Projection du moyen-métrage suivie d'une conversation

Loup ! Où es-tu ? Que fais-tu ? M'entends-tu ?
·
Après le repas du samedi soir (1h20)
Balade nocturne autour du refuge ponctuée de pauses surprises et poétiques

Le dimanche avant le départ des randonneurs (1h30) Laboratoire des corps-paysage en montagne

Inscription et informations

refuge.caranca@outlook.fr

+33 9 88 66 73 81 +33 6 64 15 96 29

Pour arriver au refuge

Tarifs (excluant les repas et le logement) 15€ balade & labo / 10€ film / 5€ - 7ans

www.refugedelacaranca.com

Et sinon...

Dépaysager nait dans la vallée de la Carança, dans les Pyrénées Orientales.
Il s’est crée en conversant avec les personnes de là-bas, en dansant seule et à plusieurs, en écrivant, en marchant, en travaillant au refuge de la Carança. Il roule autour d’inquiétudes à pratiquer physiquement, en sons et musique, en mouvement, en écriture ou en images: dans quel milieu je suis ? Quel milieu se crée quand je co-existe? Quel est la place du lieu dans une recherche en mouvement? C'est quoi la présence en montagne et maintenant ?

En septembre 2019, je suis accompagnée d'Alex Campos et Martin Ortiz pour dérouler ces inquiétudes dans différents endroits de la Catalogne, sur des périodes allant de deux semaines à deux mois; le refuge du Raz de la Carança, la cabane de Bassibès, le centre d’art contemporain Nau Côclea et l’association équestre du Mas de la Riera. Lors de ces périodes de recherche artistique, le public de chacun des lieux a été invité à des marches nocturnes qui accueillait les processus artistique de chacun, des laboratoire de danse, des conversations et des projections.

Martin Ortiz initie un processus de recherche autour du clown nommé J'ai perdu mon nom. Cet être primaire qui ne sait plus à quelle espèce d'être vivant il appartient interroge l'espèce humaine en apparaissant quotidennement et en cohabitant sous différentes manières de s'approcher de toutes les personnes passant et/ou vivant aux alentours du refuge. Pour tenter de comprendre qu'il est et d'où il vient, il se pose également la question avec Benèse, la mûle et Saldek, le cheval... »

Alex documentait en filmant ce qu'il se passait. Deux courts-métrages co-réalisés sont apparus lors des deux dernières années : https://www.youtube.com/watch?v=p-reXOAtRT8&t=2s et https://www.youtube.com/watch? v=hRfRoqPfhXo. Le troisième film en cours est à la fois la documentation sensible des différentes ramifications de Dépaysager, de la vie au et autour du refuge et la tentative performatique d'entrer en écho avec ce que la présence du loup de la Carança suscite en termes de co-existences.

Marie Pons, artiste associée à la compagnie de danse La malagua, vient participer, accompagnante, laborantine de la danse et laisse notamment une trace de son passage à la Carança. https://radiomoulins.org/site/radio-show/microondes/

Un autre rêve et invitation qui a déjà eu lieu ces deux dernières années, c'est de faire de la cabane de Bassibès (située à 20 minutes à pied du refuge de la Carança) la base de cette aventure d'investigation. C’est une cabane en gestion libre dans la montagne, pour laquelle il faut donc prévoir d’apporter son couchage et sa nourriture. En 2020, nous y vivrons pendant deux semaines de fin août à mi-septembre. Ce n'est pas un lieu fixe, c'est un réveil et un sommeil à partir desquels nous allons en visite au refuge, à quelqu'un, à une des rivières, à cet arbre, aux vaches, etc... C'est l'ancrage qui concrétise la question de vivre à plusieurs dans le tissage quotiden d'une recherche artistique qui ne s'exclue pas de la vie propre de l'endroit sans chercher à s'y inclure forcément. Cette année Alex Campos, Marie Pons, Bernardo Bethonico, Maximilien Missiaen, Clara Garí, Pilar Sala, Youn Lohmann, Saldek et Indía seront présents. Et chacun est invité à venir partager ce voyage.

Pour cette exceptionnelle année 2020, Dépaysager accueillera des danses, des lectures, des compositions musicales, des marches nocturnes, une étude avec les chevaux, des laboratoires, des projections, des conversations et bien plus bien plus encore puisque les interstices existent plus que jamais. N'hésitez pas à appeler ou écrire à propos de toute curiosité!

Coline, danseuse.

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